Les chamanes opalins

Missionnés par les escarcelles garnies
À rompre de leurs consorts pyromanes,
Les opalins soldats de la philanthropie
Flamboient, néo-ineffables chamanes.

Détracteurs de la capitaliste sauvagerie,
Benoîts leurrés, ils sont la vile caution
De l’inique négoce dont l’amère ineptie
Demeure les populations sous perfusion.

Dans l’immense ballet des cœurs battus
Les pompiers de l’immarcescible brasier
S’ahanent à panser les plaies aux rebuts,
Assurés des vertus de leur eau mystifiée.

L’engagement désintéressé ardu à croire
Ne semble se farder d’aucun pédantisme
Secret, ni vaporeuse humilité ostentatoire.
Admirables esprits façonnés d’humanisme.

Preux chevaliers blancs, jeunes prêcheurs
Droits de l’hommistes, aux démocratiques
Commandes du nordiste rouleau oppresseur
Des consciences efflanquées et foies étiques.

Leurs pansements inutiles insufflent l’encre
Critique et admirée des savants imprécateurs.
Censeurs nantis, reconnaissez que ces cancres
Restent les inestimables pantins de vos ardeurs.