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La paix souffle sur ce jeune blog, c’est de bon augure ! J’en profite alors pour poster un poème sur ce thème que j’ai écrit le moisPACE dernier. La paix est un bien précieux, inestimable. Un trésor dont on ne découvre bien souvent l’infinie valeur que lorsqu’il est attaqué ou menacé. Parce que la paix est notre bien à tous, rappelons nous qu’il n’appartient à nul autre que nous de la préserver au quotidien.

Derrière la paix

La paix s’étiole partout où l’humain recule,
La paix s’épuise chaque fois que l’amour on accule.

Derrière cette paix, derrière notre paix, respirent…

L’étendard de la liberté entaché d’or noir
La croissance effrénée envoyant l’être au pressoir

Les mers évaporées en interminables déserts
L’asphyxie commanditée des poumons verts de la Terre

Les enfances volées, les enfants violés
Les femmes châtiées, les mères torturées

Les anciens, dits séniles, oubliés avant la mort
Et les humains, marchandises, simples faiseurs d’or

Les droits de l’homme piétinés, dévoyés
Le racisme, infatigable braise du rejet

La justice souillée, parodiée, emprisonnée
Les messagers de l’information finement muselés

La paix s’étiole partout où l’humain recule,
La paix s’épuise chaque fois que l’amour on accule.

Derrière cette paix, derrière notre paix, s’agitent…

La guerre des moi et la rhétorique du meilleur
Le culte de l’avoir comme source du bonheur

Le matérialisme dévorant les décennies de notre ère
Et les usines d’armes crachant avant de trouer la chair

Le fanatisme des esprits éclos de l’odieuse pauvreté
La soif du pouvoir qui annihile la Raison, condamnée

Le regard couard détourné devant l’indigence,
La politique de l’ignorance, la religion de l’indifférence

L’adoration sectatrice du néo-divin, Seigneur argent,
Les thuriféraires fiduciaires, apostats de la foi du Dieu aimant

Le sens de l’Histoire, qu’amnésiques volontaires, on oublie
Le futur des mémoires, que l’on dépose, ravis sur le tapis

La paix s’étiole partout où l’humain recule,
La paix s’épuise chaque fois que l’amour on accule.

Derrière cette paix, derrière notre paix, s’excitent…

Les railleurs de poésie, apôtres du platine et du velours
Les frasques prédatrices des hermétiques à l’amour

La verve acérée des détracteurs d’espérance
Les cols apprêtés des démiurges de la déshérence

Derrière la paix, une armée de fossoyeurs d’humanité
Lissent leur canon et affûtent leur baïonnette assoiffée

C’est pourquoi je veux et je vais crier à chaque heure
Et murmurer aux creux des oreilles de tous les cœurs

Que derrière la paix,

Il y a toi, il y a moi, il y a eux, en somme il y a nous,
Autant de loups si l’on oublie que l’Amour est Tout.

Le 18 septembre 2009

La réponse que je souhaitais apporter au commentaire nourri de mon billet sur le prix Nobel de la paix d’Obama dépassant la somme de quelques lignes, j’ai décidé de la poster en tant que nouveau billet. Merci Jeez pour votre contribution.

Avant de répondre sur le fond, je souhaite revenir sur un point annexe mentionné dans le commentaire. Je ne suis pas certain que Barack Obama soit à la tête de la « plus grande démocratie mondiale ».  Le fait de tenir les rênes des USA n’est pas en soi gage d’une « réelle aura au niveau internationale ». En témoigne l’image écornée de son prédécesseur dont les positions et discours étaient régulièrement décrédités voire raillés. L’aura d’Obama repose à mon sens plus en réalité sur son extraordinaire et fulgurant parcours, conjuguée au travail de la machine médiatique américaine qui l’a littéralement propulsé sur les devants de la scène.

Fermeture de Guantanamo, discours du Caire, efforts en faveur de la dénucléarisation… Voilà bien des signes concrets de la fin d’une ère, celle de Bush. Autant de signes annonciateurs d’un nouveau chapitre dans l’Histoire des Etats-Unis et du monde. Cette seule volonté de rompre avec les orientations politiques à l’international de son prédécesseur n’est-elle pas déjà hautement saluable ? Que serait-il advenu si les USA avaient poursuivi tel un rouleau compresseur unilatéral sur l’échiquier géopolitique mondial quatre nouvelles années ? La nature humaine a souvent tendance à n’accorder de l’estime qu’au meilleur effectivement accompli plutôt qu’au pire magistralement évité au prix d’efforts courageux et audacieux. N’oublions pas que les plus grands artisans de paix sont des travailleurs de l’ombre que personne ne voit.  Aussi Obama a-t-il déjà réalisé beaucoup pour la route qu’il a décidé de quitter et dont on ne verra pas les désastres humanitaires. Il est essentiel de garder cela à l’esprit.

Ce prix peut effectivement et légitimement paraître prématuré. Cette position repose notamment sur l’idée de la tradition du comité Nobel : un prix est généralement attribué pour une œuvre effectivement réalisée.  Celle-ci doit-elle pour autant rester un dogme ? Thorbjoern Jagland, président du comité Nobel répond aux critiques qui ont essaimé depuis vendredi en affirmant qu’il était « difficile de désigner un vainqueur du prix Nobel de la paix qui soit plus proche du testament d’Alfred Nobel qu’Obama ».  Et d’ajouter « est ce que quelqu’un peut me montrer qui a fait plus cette année ? ». La question donc n’est pas tant de savoir si le moment est approprié mais simplement de constater si oui ou non Obama a, objectivement, été celui parmi les nominés qui a effectivement le plus œuvré en faveur de la paix toute l’année durant. Point.

En outre, la paix n’est pas une science comme la chimie ou la médecine. Ce faisant, le postulat initial est différent selon les domaines récompensés par le Nobel. A ce titre d’ailleurs, ce n’est naturellement pas le même jury qui décerne l’ensemble des Nobel. Il en existe autant que de catégories, de fait, la vision et le choix de chacun d’entre eux divergent quant aux critères de récompense.

Par ailleurs, stratégiquement ce prix est incontestablement emprunt d’audace. A l’heure où Obama est chahuté sur la scène intérieure au sujet de la mise en place de la réforme du système de santé, et où les lobbys doivent redoubler d’efforts sur les parlementaires démocrates, peut-être serait-il tenté de calmer les voix discordantes, notamment républicaines, en adoptant une attitude aux accents de realpolitik plus marqués sur les dossiers internationaux. En levant par exemple le pied sur un certain nombre d’engagements en faveur d’un multilatéralisme diplomatique dont il souhaite voir le monde se doter. Ce faisant, ce prix pourrait faire figure tant de leitmotiv que de garde-fou dans les choix et directions que prendra Obama dans son action en faveur de la paix avec, par, pour et dans le monde.

Oui ce prix est stratégique, peut-être même politique. A telle enseigne que les républicains dénoncent une tentative d’ingérence dans les affaires américaines.

Oui ce prix est audacieux. En janvier dernier, un certain Barack Obama, alors investi président des Etats Unis déclarait « les Américains ont choisi l’espoir plutôt que la peur ». Ce 9 octobre 2009, le comité du prix Nobel de la paix a choisi l’audace prometteuse plutôt que la tradition généreuse.

Comme pour la nage, en matière de blogging il ne faut pas hésiter à se mettre à l’eau pour faire ses classes ! J’ai donc décidé de vous présenter, très brièvement, la ligne éditoriale de mon blog au son ma voix.

L’information est tombée ce midi. Barack Obama, premier président noir des Etats Unis s’est vu décerner le prix Nobel de la paix 2009. Surprise pour beaucoup de commentateurs. L’intéressé, qui a appris l’heureuse nouvelle de la bouche de sa fille, s’est lui-même dit « étonné et touché » de cette récompenx3xn0o6qse.

La question qui agite la communauté Internet et l’opinion publique internationale est simple: le président Obama mérite-t-il réellement les lauriers pacifistes ?

En observant les grands artisans de paix nobélisés pour avoir  accompli, parfois au péril de leur vie, des actions qui ont changé l’Histoire, on peut légitimement s’interroger sur le bilan comptable à ce jour du 44è président américain. La question est d’autant plus saillante au regard du fait que le pays dont il est à la tête se trouve engagé dans deux guerres concomitantes en Afghanistan et Irak.

Pour autant, on peut poursuivre le questionnement en se demandant si un président d’une telle puissance a jamais réussi à accomplir des miracles après seulement quelques mois d’exercice du pouvoir… La tâche paraît rude en effet. Rappelons tout de même qu’Obama a, depuis son élection, donné un nouvel élan à l’Amérique.

Il a pris la décision de fermer les geôles de Guantanamo, il a tenu en juin dernier au Caire un discours qui tend la main au monde musulman après les années de brouille sous l’ère Bush. Il est également à l’origine d’une tentative pragmatique de dialogue avec l’Iran et s’engage par ailleurs courageusement en faveur d’une révolution verte. Agir de la sorte en matière d’environnement lorsque qu’on dirige un pays où la voiture est reine est aussi un signal fort en faveur de la planète, du bien-être des peuples et de la paix entre ces derniers.

Des résultats peu visibles sur l’ardoise dirons certains. Mais pourquoi se borner à considérer que le Nobel devrait récompenser exclusivement des personnes pour leurs travaux ou actions effectivement réalisés ? Lech Walesa n’a-t-il pas reçu le prix Nobel de la paix en 1983 ? Et pourtant son action n’a-t-elle pas été essentielle par la suite  jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989 ?

Barack Obama le reconnaît lui-même: « Pour être tout à fait honnête je n’ai pas l’impression de mériter de me trouver aux côtés de tant de figures qui ont reçu ce prix. » Mais de poursuivre « je reçois ce prix comme un appel à l’action ».

Gageons alors que ce Nobel soit pour l’administration Obama le catalyseur d’une véritable politique sincère et pacifiste des Etats-Unis dans ses nouveaux rapports avec le reste du monde… La tâche paraît énorme, le courage politique en décidera.

« À Cœurs battants » est un recueil de poèmes humanitaires que j’ai écrit en juin 2008. Le titre a été  choisi pour désigner chacune des personnes liées de près ou de loin à la thématique de  l’humanitaire : acteurs humanitaires, victimes des crises et populations récipiendaires de l’aide, bailleurs, donateurs… Autant de cœurs qui souffrent, soutiennent, instrumentalisent, et oeuvrent en faveur de la cause humanitaire.
A Coeurs Battants
Les premiers poèmes dépeignent certaines situations locales (le viol comme arme de guerre, les enfants dans les mines, le drame du Darfour). Le poème sur l’eau, rare, précieuse, convoitée, versatile, mouvante, fait une transition dynamique vers les acteurs qui tentent de répondre aux situations de crise ou de développement et à qui sont consacrés les poèmes suivants.

L’idée par la suite est de faire voyager le lecteur jusqu’à chez lui après l’avoir confronté aux réalités du Sud avec le septième poème sur le sens et l’impact du don du tout un chacun, mécène occidental.

Pour parachever la logique du recueil, il convenait de consacrer un poème final aux réalités des victimes des drames et guerres au Sud réfugiées au Nord et souvent marginalisées en France.

Bonne lecture à tous.

NB: si vous arrivez sur ce billet après une recherche à partir d’un site annexe et que vous souhaitez lire les poèmes du recueil, cliquez sur le tag « A Coeurs Battants » au dessus de ce billet ou bien sur la catégorie « Poésie / Poetry » dans la marge de gauche et descendez en bas de page.

La corolle cisaillée

Les pores chauds transpirent le sang
Suintant sauvagement de ta jeune peau.
La peur happante transporte dans le vent
Les incoercibles échos du fracas des os

À demi vêtue de tissus moirés de rouge
Tu vas, geins, erres, hagarde, cisaillée
Et ta joie murée désormais seule plonge
Au tréfonds d’une anachorète inanité

L’odieuse souillure de ta fleur intime
Assénée par leur vile et fielleuse arme
Restera gravée en les entrailles anonymes
De ta féminité spoliée par leurs aragnes

À Kaniola, aujourd’hui terre déserte
Ton corps, champs de bataille abandonné
Demeure l’unique expression inerte
Rescapée du massacre des oubliés

Te sera-t-il à jamais possible d’aimer
Cette vie semée par le bourreau haineux,
Ange éclos des graines de Satan incarné,
Chaire innocente, fruit du peccamineux ?

Mine d’enfants

Vues du ciel, des milliers de fourmis
Grouillent dans l’ocre ventre du Kasaï,
Telles des sangsues traquant la rouge vie
Rempart contre l’étisie, chère victuaille.

Au sol fangeux s’exécute la partition
Et les dos éprouvés des minots minés
Résistent aux assauts de la pâmoison,
Comme le crin harassé de l’archet.

Les petites mains du creuseur rongent
La terre que les épaules hypertrophiées
Du porteur supportent sans un songe
Jusqu’au tamiseur aux yeux acérés.

Les cuisses écartées des petits canetons
Soumis se noient au cœur d’une tragédie
D’enfants naufragés dans l’excavation
Des tombes de leurs tout jeunes amis.

Ce trésor à ciel ouvert éructe à foison
De minerais aux richesses chamarrées.
La mosaïque respire pourtant le poison
Des ruisseaux écarlates de sang versé.

Dépouillée d’un développement attendu,
Coffre-fort des puissants nordistes nantis,
Cimetière des jeunes âmes noires perdues,
Ô mine généreuse, pourquoi t’a-t-on avilie ?

Bleue versatile


Ô
Eau
Tu es
Source et
Happeuse de vie.
Rare, tu dessines stries
Et crevasses dans les terres
Assoiffées, lacérées d’une jachère
Interminable. Absente, tu es la vile chute
De la faux sur les peuples criant famine. Chut !
Les voici disparus dans les sables du désert, ignorés.
Scélérate, te voilà tsunami ! Vite, vous autres condamnés,
Courez, grimpez, volez, voici la lame ennemie, vif courroux
De Poséidon. Magnanime, tu deviens jardin des poissons, doux
Festin auquel chacun est convié, dodus et affamés, sans parcimonie.
Abondante, tu fais jaillir joie et espoirs dans les vertes rizières de Bali.
Adorée, splendide Viracocha, lorsque tu nourris les pentes de l’Ananta.
Abhorrée quand, prêtresse des vents, tu convoques un cyclone apostat.
Aujourd’hui parfois farouche renégate tu sembles d’augure incertaine,
Conjurant ainsi les insolentes facéties des humains à la Nature reine.
Jalousé, ton or bleu attire les plus belliqueuses des concupiscences,
Jusqu’à la mort, précieux élixir, tu assures survie et renaissance.
Infatigable ricaneuse devant le dantesque destin des Terriens
En te demandant pourquoi diable ils s’étrillent sang faim.
Aveugles hébétés par leurs lourdes œillères fiduciaires.
Bientôt leurs terres englouties ! Et les atrabilaires
Réfugiés que tu noieras dans leurs prisons
Regretteront l’évaporation de la Raison,
Aussi essentiel et raréfié flot
Qu’une goutte d’eau

Les chamanes opalins

Missionnés par les escarcelles garnies
À rompre de leurs consorts pyromanes,
Les opalins soldats de la philanthropie
Flamboient, néo-ineffables chamanes.

Détracteurs de la capitaliste sauvagerie,
Benoîts leurrés, ils sont la vile caution
De l’inique négoce dont l’amère ineptie
Demeure les populations sous perfusion.

Dans l’immense ballet des cœurs battus
Les pompiers de l’immarcescible brasier
S’ahanent à panser les plaies aux rebuts,
Assurés des vertus de leur eau mystifiée.

L’engagement désintéressé ardu à croire
Ne semble se farder d’aucun pédantisme
Secret, ni vaporeuse humilité ostentatoire.
Admirables esprits façonnés d’humanisme.

Preux chevaliers blancs, jeunes prêcheurs
Droits de l’hommistes, aux démocratiques
Commandes du nordiste rouleau oppresseur
Des consciences efflanquées et foies étiques.

Leurs pansements inutiles insufflent l’encre
Critique et admirée des savants imprécateurs.
Censeurs nantis, reconnaissez que ces cancres
Restent les inestimables pantins de vos ardeurs.

Les heaumes azurés

Rouillent les douilles de Mogadiscio
Sur l’asphalte évanoui de sable tapissé.
Le vent incandescent incinère du fléau
Les souvenirs des âmes de paix tombées.

Des rougeâtres mille collines de Kigali
Aux sylvestres dédales boueux du Kivu,
Du Sarajevo détruit au bouillonnant Haïti
Les heaumes azurés ont expiré partout…

Souvent impassibles témoins d’ignominies,
Parfois fossoyeurs de troubles et exactions,
Tantôt hommes éperdus en quête d’hallali,
Fantassins du grand machin aux déclarations.

D’aucuns vous disent gauches marionnettes
Sans jamais avoir connu le crépitement du feu.
Qu’il plaise aux plumes ampoulées et replètes
De se coiffer un jour du poids d’un casque bleu.

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